jeudi 3 mars 2011

Poème sur l'adoption

Il était une fois deux femmes
Qui ne s'étaient jamais rencontrées.
L'une dont tu ne te souviens pas,
L'autre que tu appelles "maman".
Deux vies différentes
Dans l'accomplissement d'une seule, la tienne.
L'une fut ta bonne étoile,
L'autre est ton soleil.
La première te donna la vie,
La seconde t'apprit comment la vivre.
La première créa en toi le besoin d'amour,
La seconde fut là pour le combler.
L'une te donna tes racines,
L'autre t'offrit son nom.
La première te transmit ses dons,
La seconde te proposa un but.
L'une fit naître en toi l'émotion,
L'autre calma tes angoisses.
L'une reçut ton premier sourire,
L'autre sécha tes larmes.
L'une t'offrit en adoption,
C'est tout ce qu'elle pouvait faire pour toi.
L'autre pria pour avoir un enfant,
Et Dieu la mena vers toi.
Et maintenant quand en pleurant
Tu me poses l'éternelle question :
Héritage naturel ou éducation,
De qui suis-je le fruit ?
Ni de l'un ni de l'autre, mon enfant,
Tout simplement de deux formes différentes de l'Amour
 

lundi 28 février 2011

Retour difficile

Je pense que je n'ai jamais autant pleuré que ce jour là, laisser mon fils à la crèche et retourner en France fut un supplice. Les nurses ont étaient très compatissante, elles m'ont assurées qu'elles prendraient bien soin de lui en mon absence. Malgré tout j'ai une boule au ventre et la gorge serré, il va me falloir du temps pour me réhabituer à son absence.
Une fois de plus, il va me falloir faire preuve de beaucoup patience.

mardi 22 février 2011

Sevrage précoce

Toutes les belles choses ont une fin et nourrir mon fils avec mon propre lait était un réel plaisir pour moi et ce malgré le temps passé à le tirer et malgré la fatigue que je ressentais, ça reste la plus belle chose que j'ai pu faire pour mon fils. Après seulement 3 jours, mon fils à décrété, à mon grand regret, que le lait maternel ça ne l'intéressait plus et qu'il préférait de loin son lait en poudre habituel avec une bonne dose de cérélac.
J'ai même essayé la ruse, j'ai ajouté quelques cuillères de cérélac pour masquer un peu le goût mais ça n'a pas marché (c'est qu'il est pas bête mon fils).
Tant pis pour cette fois, mais j'ai tout de même crée un stock de lait maternel dans dans le congélateur, j'essaierais de le convaincre une fois à la maison. 
Devant le refus catégorique de mon fils de boire mon lait, j'ai arrêté de stimuler ma lactation et tous les galactogènes qui vont avec. La bonne nouvelle, c'est que dorénavant je ne sentirais plus le bouc à cause des litres de fénugrec que j'ingurgitais.